Vendredi 9 décembre 2011
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Pour tous ceux qui m'envoient des messages privés et auxquels j'ai peu de temps pour répondre, voici une vision totalement
subjective du métier !
Quels sont les avantages et les inconvénients de ce métier ?
Avantages :
EN LIBERAL
Le contact humain
Le salaire (surtout si tu bosses comme un acharné)
L'indépendance
Le fait de ne pas avoir de problème pour trouver un job
Pas de congés payés
Beaucoup trop de charges (URSSAF, CARPIMKO, sécu, taxe foncière entreprises...)
+ voir commentaire de Leya ci-dessous
EN SALARIAT
Contact
Salaire :
- début à 1480 à l'hôpital à 1700/1800 euros en centre
- 2000 euros au bout de 10 ans à l'hôpital
Horaires cools
Collègues
Vraies pathologies (amputations, hémiplégies, SEP,etc)
Congés payés
RTT
Inconvénients :
EN LIBERAL
Le contact humain
Les horaires de merde 9h 20h
Les gardes respi le week end
Le fait que peu de techniques soient validées et qu'en pratique tu y vas un peu au pif. Exemple : la kiné respi pour
bronchiolites qu'on a prescrit pdt 10 ans avant de se rendre compte que ça ne servait à rien à part moucher bébé
et rassurer les parents.
Le fait de ne pas guérir les gens, tout au mieux de les soulager et encore...
Douleur aux poignets en fin de journée
EN SALARIAT
Devoir rendre des comptes aux médecins
Pathologies lourdes mais ça dépend de ce que tu aimes
Pas de massage
Qu’est-ce qui t’intéresse le plus dans ton métier ?
Le comportement humain et l'effet placebo
Inversement, qu’est-ce qui te plaît le moins ?
La routine
Quelles sont les possibilités d’évolution du métier (matériel, méthodes, formations...) ?
En salariat : possibilité de formations payées par le centre
+ possibilité de devenir cadre de santé
En libéral : des formations sont possibles par organismes privées (dont aucune n'est validée bien sûr) et sont à ta charge ex :
ostéopathie 5000 euros/année
Que conseillerais-tu à quelqu’un qui souhaiterait faire ce métier ?
De VRAIMENT aller observer ne serait-ce qu'une journée au cabinet d'un kiné libéral et de se demander si ce qui ne lui plaît pas dans son boulot actuel sera vraiment différent dans un autre...
Tu débutes à l'hopital à 1380€.
Pas beaucoup de formations payées en hospitalier
Bien à vous.
Sinon, bon courage pour votre reconversion, c'est une bonne chose que d'arriver à prendre ce genre de décisions.
Devant vos deux commentaires, je m'en vais modifier le salaire en salariat alors. Merci.
Diplômée en juin, après 6 mois de libéral en assistanat, j'en ai par dessus la tête du libéral, je n'imaginais pas dans ce métier autant de contradiction. Je suis peut-être peu résistante mais en peu de temps les contraintes du libéral ont dépassé mon plaisir d'exercer.
Je rajouterais donc :
Icv libéral :
- Chantage permanent "Vous êtes sûr que vous pouvez pas à 20h30 ???"
- Pour valoir le coup question salaire, faut faire une croix sur sa vie perso
- Peu de réelles relations professionnelles ("T'as les ultrasons" "téléphone pour toi" "t'as planté l'ordi")
Ce qui va me faire changer de bord pour le salariat :
- RTT et CONGES PAYES
- Arrêts de travail rémunérés (le rêve ultime, 14jrs de franchise en libéral)
- 38h30/semaine, rentrer avant 18h ça n'a pas de prix (à moi la cuisine, un petit blog, coups de fils aux copines...)
Je me retrouve un peu en toi, merci pour cet écho qui a renforcé ma décision.
Au plaisir !
J'ai tenu trois ans ! Tu es plus rapide que moi alors bravo ! Et bon courage !
Alors c'est vrai, je vais peut-être plus vite et ce, grâce à un coup de chance (hum) : une belle pneumonie à J70 de mon début d'activité puis complication dig sur surdosage antibio, découverte des 14 jours de franchise d'indemnités arrêt de travail, de la joie d'avoir à appeler tous les patients pour annuler mes rdvs de la journée (une secrétaire coûterait trop cher au titulaire qui n'a pas le tps de le faire lui-même, faut pas rêver)entre deux nausées et le bonheur ultime de payer plus de rétro que de récupérer de salaire perso au bout du compte.
Donc rien que pour ça, stop. Le niveau de contrainte et de stress (KR : "Vous pouvez pas venir ce soir ? Bon bah venez demain, mais il sera ptet trop tard, avec l'âge qu'elle a..." #Connasse #LaCordeSensible)a dépassé le plaisir de quelques rencontres exceptionnelles qui valorisent qd même ce métier.
Je croise les doigts très fort pour m'éclater dans ce nouveau projet
Bon courage à toi, quelque soit cette nouvelle vie que tu t'es contruite ;)
Je travaille sur Paris , je suis en DE systematique (25 euros/seance) je travaille 4 jours par semaine je fais 8000 euros de chiffres hors assistant. Je pars quand je veux, je fais des formations interessantes et j'en ai fait beaucoup (K du sein, pieds bots...) j'ai un assistant qui travaille 4 jours par semaine avec retro plafonnées à 1500 euros /mois et 2 associés super fun...
Je pense chtiteblonde que ton sens clinique est pour le moment un peu limité: la KR inutile? Viens bosser chez moi, tu verras si je sers à rien !!!Tu as juste des patients CONS et tu te laisses bouffer parce que tu es une debutante! c'est normal, j'y suis passé aussi!Alors impose toi, et emmerde tes boss qui te filent 20 actes /semaine ou barre toi. et sois pro et responsable.Ne decide qu'enthousiasmée.Et surtout trouve des confreres qui te respectent. Et fais toi respecter. quitte à mettre un coup de boule à qqn (je l'ai fais !!) ne laisse pas les autres decider pour toi. Là tu me décris la carriere d'une feignasse! horaires ? decide. honoraires? decide. retro? negocie...
La solution existe, mais il est temps pour toi de te prendre en main et d'arreter de te poser des limites toute seule. Sois audacieuse et cesse de geindre comme une morveuse. Tes mains sont magiques car elles ont le pouvoir de guerir. Commence à assumer ce pouvoir.
tes patients sont vraiment vraiment des gros cons ou alors tu es une sociopathe chronique???
Une sociopathe.
Nous sommes ici tous ravis d'apprendre que tu es pleinement épanoui dans ta vie professionnelle qui te permet, en outre, de très bien gagner ta vie tout en préservant ton temps libre.
Cependant, il me semble que tu généralises un peu vite et que tu juges bien rapidement notre chère amie sociopathe (et fainéante). Un seul exemple : se déconventionner à Paris, ok mais en province, c'est pratiquement impossible !
Chaque situation est différente, et chtiteblonde n'expose ici que son point de vue, son blog n'a pas vocation à présenter le métier de kiné de manière objective. Je trouve sa démarche plutôt honnête et courageuse, il n'est pas facile de s'avouer une éventuelle erreur dans le choix de sa profession alors qu'on y a sacrifié de nombreuses années d'études et que de nombreuses personnes "rêvent" de l'exercer...
Tu défends ton métier comme si tu te sentais agressé, mais on n'est pas tous obligé d'aimer tous les aspects du métier ! On peut croire que ça va nous plaire, mais on sait réellement si ça nous convient quand on le pratique et certains aspects de la profession peuvent apparaître comme des inconvénients (insurmontables ?) au bout d'un certain temps...
C'est, je pense, le but de cet article : mettre en garde de futurs kinés par rapport à certains aspects méconnus et parfois rédhibitoires d'une profession souvent idéalisée.
J'espère ne pas me tromper en analysant l'agressivité de tes propos comme une sorte d'électrochoc visant à remettre notre chtiteblonde dans le droit chemin. Si ce n'est pas le cas, je te range (désolée mais c'est toi qui a commencé), non pas chez les sociopathes, mais chez les personnes manquant d'ouverture d'esprit et prenant comme personnelle toute attaque visant leur "congrégation".
Je me permets d'autant plus de défendre (et de comprendre) notre hôte que j'ai fait, en quelque sorte, le chemin inverse. Instit pendant 4 ans, j'ai abandonné mes élèves chéris une semaine après la rentrée (quelle honte !) pour rentrer en prépa kiné : marre de ce rythme plan plan, marre des gamins indisciplinés (et surtout de leurs parents), marre de bosser chez moi soirs et week-end, etc... Depuis, j'ai dit adieu à mes vacances scolaires et je bosse beaucoup plus mais, tout comme toi je suis heureuse (mais moins riche, prêt étudiant et honoraires conventionnés obligent...)
Il n'empêche que je n'ai aucun mal à entendre les arguments de chtiteblonde et que je l'encourage, comme toi, à être audacieuse et donc à changer de voie pour ne surtout pas devenir une kiné aigrie...
Donc, chère chtiteblonde, je te souhaite plein de courage (il en faut) dans tes nouvelles études et j'espère que tu as finalement trouvé un boulot qui te donne envie de te lever le matin (enfin la plupart du temps...) et surtout, fais la sourde oreille à tous ceux qui ne comprennent pas et qui ne comprendront certainement jamais ton choix.
Je ne me sens pas agressé mais comme tu le dis je tente l'electrochoc. J'ai travaillé avec des assistants nullissimes, pleins d'arrogance et qui avaient le niveau psychologique d'une huitre en terme de capacité à communiquer. J'ai trop ri en lisant ce blog que je n'ai pas envie que ca s'arrete...Chiteblonde est tres probablement une fille intelligente et sensible.Alors rien que pour ca je pense qu'elle continuera a ecrire.Moi aussi je me reconvertis parce que je ne ferai pas ce metier jusqu'a 67 ans, je ne critique pas ses choix, mais il faut de la patience et il en faut beaucoup !!!! et je souhaite juste que chtiteblonde voie la beauté de ce qu'elle fait. Que l'on peut aussi percevoir la lumière à travers la beauté de nos actes, de notre empathie, de notre capacité à s'émouvoir.
Je suis un peu idealiste, mais je ne fais RIEN sans passion.
Votre discussion est très instructive. A vous deux on a déjà un bon aperçu du métier !Je prends note du fait que les coups de boule soulagent et j'y penserai quand Madame Michu ignorera mes rappels de paiement. Estelle a raison sur le fait qu'en zone sur-dotée le déconventionnement est impraticable et je voudrais juste ajouter que sincèrement, instit, c'est vraiment le dernier métier que j'aurais aimé exercer. Le syndrome MGEN a de beaux jours devant lui.
Bon courage à vous deux.
CB
Kiné depuis 2001, après une association gros cab en scm, une création seul et avec un assistant ensuite, je suis maintenant en doms exclusivement sans cabinet (dernier de nos privilège). En scoot sur mon Vespa, c'est la liberté... 100/sem, sans charges, une bouffée d'air. Je ne suis pas le seul et je salue mes collègues qui ont choisi cette formule. Biz à tous.
Mais là, aujourd'hui, si je commente c'est parce qu'à mon sens tu t'égares.. non pas sur ton choix car pour changer de profession il faut pas mal de lucidité sur soi-même et une bonne dose de courage, mais plutôt sur les problèmes qui t'ont poussé à faire ce choix.
Je m'explique:
Je pense sincérement que tu confonds les difficultés inhérentes au métier, et celle que tu trouveras partout où tu vas si tu n'arrives pas à y faire face par toi-même au bon moment. Les relations avec les patients, collégues, "patrons" seront toujours à ta défaveur si tu ne défends pas tes choix et n'impose pas ta personnalité. Les problèmes de charges, de paperasses etc ne sont qu'une question d'organisation et d'anticipation, quelque soit la profession. Quand à ton efficacité réagis! apprend, perfectionne et utilise avec pertinence tes techniques tu t'amélioreras en tout!
Pour résumer je pense vraiment qu'il faut que tu approfondisses ton travail sur toi-même, (tu fais un blog ça doit aussi être pour ça), trouve-toi une vrai personnalité et défend-là bordel !!!
Surtout s'il te plait, arréte de critiquer une profession qu'au final tu connais à peine, remet-toi un peu en question au lieu de te répendres sur les autres et garde en tête que si tu restes comme ça à te lacher sur ton blog alors qu'à l'instant présent t'as juste été capable de la fermer et de subir, tu subiras toute ta vie quelque soit ton taf'....où tu finiras par te venger sur les autres si tu trouves un job hierarchique à responsabilité (prof ou cadre kiné par exemple...)
Désolé du coup de gueule mais je suis déçu, déçu qu'une personne que je croyais plus solide et lucide ne puisse pas prendre suffisament de recule pour s'améliorer soi-même. C'est mon petit coup de santiag' dans les miches pour te dire de réagir, sans t'offenser, juste pour grandir, s'épanouir et s'emerveiller.
Désolée pour la réponse un peu... erm... tardive. Je pense que tu n'as pas tout à fait tort, et d'ailleurs merci pour la psychothérapie gratos, je viens d'économiser 50 euros. J'ai tendance à me la fermer pour ne pas envoyer tout péter, parce que quand tu as besoin d'un salaire, bah... Faut rester lucide. 40 patients par semaine ne permettent pas de les envoyer bouler, oui c'est sûr j'aurais pu changer de collègues, mais je l'ai déjà fait 3 fois en 2 ans, alors un moment c'est juste fatigant. Mais je suis du genre à me remettre en question alors merci pour la réflexion.
Je suis kiné et te lis depuis quelques temps (merci pour ce blog, j'ai beaucoup ri).
Je reconnais totalement mon parcours dans tes doutes et interrogations. Mes deux premières années d'exercice ressemblent en tout point à ce que tu rencontres en ce moment. Je l'avais très mal vécu moi aussi. Comme toi, j'ai pensé changer de profession, je n'y arrivais plus.
J'ai donc fait une pause, bossé à mi-temps (pour survivre financièrement un minimum). J'ai viré en salariat ce qui m'a fait du bien (plus de responsabilité, enfin un vrai contact avec des collègues autre que bonjour au revoir). Puis je me suis arrêtée pour avoir mes enfants. J'ai repris doucement en salariat. Mais rapidement j'en ai eu ras le bol, j'ai enchaîné différents lieux de travail. J'avais envie d'avancer, de m'investir dans mon travail mais les structures dans lesquelles je tombais ne m'en laissaient pas l'occasion. La hiérarchie, l'inertie grrr ça m'a pesé ++. Je me suis donné un bon coup de pied au c... et je suis retournée en libéral (pas facile car j'avais la mauvaise expérience de mes débuts). En fait, tout se passe impeccable : je choisis mes horaires (je bosse uniquement 4 jours par semaine de 9 h à 16 ou 18 h selon les jours, je prends 7 semaines de vacances par an, je gagne correctement ma vie, je suis organisée pour que le peu que je travaille soit rentable - plusieurs patients pris en même temps pour certaines pathos, intervention libérale en maison de retraite deux fois par semaine). Je module mon emploi du temps comme je veux (je bosse avec un collègue mais nos clientèles sont séparées, chacun fixe ses propres rendez-vous, pas de sales coups entre nous, nous ne bossons pas en même temps au cabinet). Je revis et je regrette d'avoir attendu si longtemps pour revenir au libéral. Mais je crois qu'avant, je n'étais pas prête, j'étais trop gentille et me faisait littéralement dévorée par les collègues (que je remplaçais ou avec qui j'ai été en assistanat).
Je me suis rendue compte d'une immense chance que l'on a dans ce métier : c'est l'accès à l'emploi immédiatement. Trois coups de fil et hop, le job est trouvé, quelle chance.
Essaye peut-être de frapper à d'autres portes, laisse toi tenter par le salariat si tu souhaites être plus cool. Prends du recul et laisse toi porter. Avance dans tes reflexions, fais des choix, établis des priorités et RESPECTE TOI, c'est tout ce compte :)
Salut et merci pour ton témoignage, je me reconnais dans ton début de parcours et je me demande si le mi-temps ne serait pas une solution, parce que j'aime aussi plein d'autres trucs que la kiné et le fait de ne faire que ça m'a pas mal pesé au final. J'y réflechis :)
J'ai aimé votre message, succinct et clair. Perso, je suis sourde et désire devenir kiné ou ostéo. Donc ce que vous dites dans votre message s'applique aussi aux ostéo ?
Merci par avance et bravo pour ce site sur lequel je me plais à naviguer :)
Euh, non, l'ostéo c'est un peu différent quand même.
Courage à toi!
Médecine ! Ma foi tu es bien courageux. Pourquoi tu veux changer, sans indiscrétion ? C'est toujours intéressant d'avoir des témoignages de gens dans la même situation.
Non mais c'est quoi cette pub pour l'ostéopathie "vue par un patient initié", alors là je me marre. Merci d'éviter les pubs déguisées en commentaires.
Et il n'y a pas de "e" à "le libéral".
Les vraies raisons viennent du métier en lui même. Elles viennent, d'une part, d'un doute (conséquent) sur l'utilité de certaines de nos techniques, et d'autre part, d'un manque "d'érudition" dans certaines techniques qui sont avérées (ex: "on va marcher madame, ça fait du bien", "le genou plie pas, hé bah on va le plier", pour le nombre d'années d'études c'est un peu juste). Quelques exemples d'actes futils: la kiné respi dans 90% des cas (sauf cas précis), la rééduc post AVC d'il y a 15 ans, les "ULTRASONS...", la lombalgie chronique ménopausée qui vient se faire papouiller chez le p'ti jeune, les paralysies fasciales, les tendinites "vraies" de la coiffe (pour les tatillons), beaucoup d'entorses de cheville, les syndrômes rotuliens, en fait tous les trucs ou on donne du kiné en attendant que ça passe, le drainage lymphatique c'est souvent marrant aussi, et j'en oublie ect... (j'y vais un peu fort dsl). Attention, je ne dis pas que tout ne fonctionne pas loin de là, mais certains de ces exemples m'ont vraiment exaspéré.
Ce n'est qu'une partie du problème que je t'expose (la partie négative), l'autre est plus positive (la perspective d'évolution par exemple mais ça prendrait encore beaucoup de lignes d'en parler).
J'espère que je n'est pas été trop "incorrect" et que j'ai répondu à ta question.
Salut Alex, merci pour les précisions. Tes réflexions sont très intéressantes, et je ne dis pas ça parce que ça rejoint en partie mon opinion (enfin, peut-être que si). Je connais quelques kinés qui sont assez lucides pour aboutir aux mêmes conclusions, mais ce n'est pas la majorité.
Je pense toutefois qu'en médecine générale, il y a beaucoup de cas pour lesquels le médecin ne peut pas faire grand chose (exemple, un virus, bon bah il va donner du sirop et du pschitt pschitt dans le nez pour faire plaisir au patient qui ne veut pas repartir sans rien, ou le patient dépressif qui aurait besoin d'un bon soutien psy et qui va juste avoir droit à une prescription d'antidépresseurs). Je parle de la médecine générale, je ne sais pas ce qu'il en est des spécialités. Enfin, je vois les choses comme ça.
formez vous , bouquinez, travaillez ..c'est sur que si b=vous garder votre niveau post DE vous n'allez pas soulager grand monde; il faut savoir se remettre en cause et commencer par se juger avant de parler d'acte futil!!
vous avez un métier extraordinaire, vous avez de l'OR dans les mains, encore faut il savoir les sortir de ses poches et les utiliser avec intelligence; sinon faites charcutier lol
Parce que les charcutiers n'utilisent pas leurs mains avec intelligence ?
Car oui, une de plus, 10 ans de métier , et un grand ras le bol qui m'a fait faire une pause, nécessaire car l'envie de soigner n'était plus là. Pourtant, je l'ai voulu ce métier, une vraie vocation!
Que les délices du libéral ont fini par dégouter...;Je m'explique :
*des charges trop lourdes pour un temps partiel (temps partiel? Quelle idée!!!! A cause des enfants? Prenez une bonne nounou, ce sera plus rentable!)
*une collaboration qui ressemble le plus souvent à un racket pur et simple. (du matos? trop cher! mais n'oublies pas les centimes sur ta rétro!) sans association possible dans la plupart des cas (ça rapporte moins!) et sans aucune considération (t'es malade? oh zut! tu peux quand même prendre mme machin pour la kiné respi?)....sauf des patients!
Alors, oui, un jour, j'en ai eu marre de soulager les gens avec cette pure contrainte commerciale qu'on me mettait au dessus de la tête (ah! le coup du Kiné Parisien dans les premiers comm qui fait du DE, j'en rit encore!!!!). En province, Le DE ne fait pas partie de mon vocabulaire et je ne prend qu'un patient à la fois, par CHOIX!
J'aimais dans ce métier le contact avec les gens, j'espère que je les retrouverai dans ma charcuterie!
Merci Chtite Blonde pour ce blog qui m'a trop fait marrer.
J'espère que tu ouvriras ta charcuterie en Bretagne, car j'adore la viande de bonne qualité.